Aller au contenu - Aller au menu principal - Aller à la recherche
Sarah Nicaise

docteur en sociologie, postdoctorante au sein du laboratoire Cresco à l’université de Toulouse III. Elle a travaillé, dans le
cadre de sa thèse, sur les conditions et les effets sociobiographiques de l’engagement « gouine » au sein du collectif contestataire Transpédégouine, en s’attachant à reconstruire les trajectoires sociales, sexuées et sexuelles et les expériences socialisatrices des femmes concernées. Cette recherche ciblait plus particulièrement les conditions sociales de
la construction de l’homosexualité féminine (en articulant les dimensions de genre et de classe), les formes de politisation et de résistance ordinaires, le déclassement social et les modes de vie en marge.
Ses recherches actuelles portent sur la construction des inégalités sociales durant les primes socialisations enfantines. Elle a publié, en 2013, « Imbrication des rapports sociaux de domination dans l’engagement “gouine“ », dans Raison Présente, n° 186 ; et en 2016, « Des corps politisés. Trajectoires et représentations des “gouines” », dans les Cahiers du genre, n° 60.

  

Article paru dans le numéro 112
mai 2017,
Le genre urbain

Sarah Nicaise
Stigmatisation et pratiques urbaines - Une expérience partagée par des femmes homosexuelles dans les espaces publics
Dans la perspective de rendre compte des interrelations entre genre et espace urbain – dans leurs différentes dimensions, cet article s’intéresse aux expériences de stigmatisation de femmes se définissant comme « gouines », membres d’un groupe « transpédégouine », au sein des espaces publics urbains. Issu d’une enquête ethnographique, il met d’abord en évidence la manière dont sont mobilisés les principes qui structurent l’ordre de genre et de sexualité dans les insultes qui leur sont fréquemment adressées lorsqu’elles arpentent les rues de leur ville, au regard de l’identification genrée portée sur leurs présentations de soi. En restituant les formes et les modes privilégiées de déplacements, il analyse ensuite les effets de ces tentatives de mise aux normes sur leurs usages de la ville. Enfin, il s’attache à dévoiler leurs pratiques urbaines stratégiques de gestion du stigmate, prises entre résistance et évitement, ainsi que les conditions genrées et sociales qui les sous-tendent.

 

 

  

Sommaire