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David Sayagh

doctorant à l’Institut français des sciences et technologies des transports des aménagements et des réseaux (Ifsttar) dans le
laboratoire du Dest (Dynamiques économiques et sociales des transports). Titulaire de deux masters aux contenus aussi éloignés que complémentaires – Prévention et éducation pour la santé par les activités physiques et sportives, et Urbanisme et
aménagement mention Transports et mobilité –, il s’intéresse aux dimensions structurées et structurantes de la mobilité à vélo, et aux processus de (re)production des rapports sociaux de sexe.

  

Article paru dans le numéro 112
mai 2017,
Le genre urbain

David Sayagh
Construction sociospatiale de capabilités sexuées aux pratiques urbaines du vélo
Les adolescentes sont significativement plus nombreuses que leurs homologues masculins à ne pas faire de vélo et à ne pas maîtriser les compétences élémentaires mobilisées dans la plupart des variantes de ses pratiques urbaines. Un constat qui s’explique notamment par le fait que les filles sont généralement socialisées dès leur plus jeune âge à éviter les prises de risque physique et à investir des espaces restreints et cloisonnés. Ensuite sujettes à des restrictions de sortie particulières, elles sont de surcroît souvent équipées de vélos les confinant à des pratiques apaisées. Parallèlement, elles incorporent des dispositions à penser altérant leurs alternatives réelles de pratiques – dites capabilités – s’avérant particulièrement sexuées dans les quartiers prioritaires. Aussi, tout en incarnant un « libérateur d’accès » à la ville pour les pratiquantes les plus assidues, le vélo se présente comme le support d’une domination masculine de l’espace public par le corps.

 

 

  

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